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Publication de l’étude: "Intelligence artificielle : Etat de l’art et perspectives pour la France"

A la suite de l’annonce en mars 2018 d’une stratégie nationale visant à permettre le développement de l’intelligence artificielle en France, la Direction Générale des Entreprises (DGE), le Commissariat Général à l’Egalité des Territoires (CGET) et TECH’IN France ont commandé une étude à la société Atawao, qui se présente comme une société de conseil "spécialisée dans l’innovation et la transformation digitale".

L’étude intitulée "Intelligence Artificielle – État de l’art et perspectives pour la France" et son résumé, viennent d’être mis en ligne.

Cette étude économique propose tout d’abord une revue de "l’état de l’art" des ressources et technologies actuelles permettant le développement de l’intelligence artificielle (digitalisation, croissance de la quantité de données, des capacités de calculs, de l’espace de stockage, capteurs, réseaux, algorithmes, objets connectés, etc.).

Un classement des quinze secteurs économiques les plus impactés par l’intelligence artificielle est ensuite présenté (santé Industries manufacturières, transport et mobilité, services d’utilité publique, environnement, administration publique (hors Défense), services financiers, agriculture, secteur juridique, sécurité des biens et des personnes, commerce de détail et distribution, professions libérales, services professionnels, éducation et recherche, télécommunications et technologies, loisirs et média).

Parmi ces secteurs, l’étude distingue :

  • trois secteurs "matures" caractérisés par un accès à de grandes quantités de données et à des technologies permettant des usages commerciaux : commerce en ligne (poursuivant un objectif de développement des ventes), services financiers (trading, opérations courantes) et sécurité des biens et des personnes (notamment sur la base de l’analyse d’images) ;
  • Plusieurs secteurs "émergents" caractérisés par une phase d’expérimentation : professions juridiques (bases de jurisprudence et contrats), loisirs (association de contenus à des profils de consommateurs), services professionnels (évaluation des risques), administrations publiques (évaluation de l’impact d’une politique publique).
  • D’autres secteurs, plus difficiles à évaluer tels que l’agriculture (manque de données).

L’étude procède ensuite à une analyse sectorielle plus approfondie de 4 secteurs économiques clés pour l’intelligence artificielle : celui de la santé l’un des "plus dynamiques" (diagnostics, recherche clinique, etc.), le secteur industriel "très prometteur" (optimisation des systèmes, contrôle qualité, maintenance prédictive, etc.), celui des transports et de la logistique (voitures autonomes notamment), ou celui de l’énergie et de l’environnement (efficacité énergétique, pilotage de réseaux électriques intelligents, etc.).

Enfin, l’étude émet plusieurs recommandations générales ou sectorielles.

Ces recommandations visent à encourager l’expérimentation en environnement réel (au sein d’un hôpital pour le secteur de la santé, d’une ville pour le secteur de la mobilité) à faciliter la création ou l’accès rapide aux données et pourraient selon les auteurs permettre à la France de maintenir son rang de première nation européenne et à Paris à celui de première ville européenne en termes d’attractivité des start-up IA.

Le rapport : Lire

La synthèse : Lire

 

Jean-Daniel BOUHENIC